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Operations 29th
Infantry Division - Group Critique Notes.
Préparées par le
Lt. Col. S.L.A. Marshall (War Department, G.S.)
Le Jour J de la Compagnie B, 1er Bataillon, 116ème Régiment, 29ème Division sur Omaha Beach
Les premières péniches de la
compagnie B touchèrent la plage à H+26, à l'endroit prévu. La mer fut si
mouvementée durant la journée que chaque homme dans les bateaux durent écoper
avec son casque. Tout comme la compagnie A, la compagnie B fut peu affectée par
les tirs ennemis jusqu'à ce que les rampes fussent baissées; les tirs enveloppaient
les péniches des deux cotés. Sur le flanc droit, dans le bateau du Staff Sergent
Odell L. Padgett, le barreur anglais stoppa le mécanisme et refusa d'abaisser
la rampe; les hommes eurent à se battre avec lui pour continuer et atteindre la
plage. Ils sautèrent ensuite dans une eau qui leur arrivait au cou. La plage
était parsemée d'obstacles et pouvait être traversée avec difficulté, mais l’inclinaison
de la colline donna aux hommes une protection partielle des tirs ennemis, qui
semblaient peu être dirigés directement contre eux. Padgett et le Lieutenant
Leo A. Pingenot réussirent à traverser la plage et arrivèrent au bord de la
falaise. Ils regardèrent derrière et virent que la majorité des hommes étaient encore
dans l'eau. Padgett cria: « Etes-vous touchés ? » et a ce moment, les deux
hommes crurent que leur équipe avait été entièrement annihilée. Les hommes crièrent
qu'ils allaient bien et cherchaient seulement une couverture, ayant entendu des
balles ricocher sur les obstacles leur faisant face. A l’aide encouragements,
Padgett et Pingenot réussirent à les faire venir vers eux, les hommes traversèrent
la plage, faisant un tué et trois blessés. Ce groupe rejoignit un groupe de Rangers
et combattirent avec eux durant le reste de la journée en les aidant à détruire
les positions allemande autour des emplacements sur la colline. Il y avait 28
hommes. Après avoir nettoyé les tranchées allemandes, ils gardèrent leur
position derrière une haie après la colline jusqu'à 23h00 où on leur ordonna de
rejoindre le bataillon au bivouac près de Vierville.
La compagnie B était supposée
débarquer sur le secteur de la compagnie A, l'aider et la renforcer. Mais la
fumée et la poussière de la bataille avait masqué le secteur au moment où la
compagnie B arriva, rendant le secteur de débarquement invisible, les pilotes
de péniches étaient confus. Si le débarquement était catastrophique pour la
compagnie A, il se passa mieux pour les équipes de la compagnie B, bien que
certaines subirent le même sort que la compagnie A. Celles qui avaient débarqué
sur les flancs de la compagnie A sortir plus facilement et accomplirent des
pénétrations limitées a l'intérieur des terres; les autres qui avaient débarqué
sur le sable de la compagnie A furent également neutralisées.
Le Private First Class Robert L.
Sales était dans la péniche du Capitaine Ettore V. Zappacosta 250 mètres avant la
plage, elle se trouva le tir des mortiers ennemis. La péniche fut touchée
plusieurs fois mais les hommes étaient indemnes. A environ 70 mètres de la plage,
les rampes furent abaissées et les tirs ennemis enveloppèrent la sortie de la
péniche. Zappacosta débarqua et progressa 10 mètres dans l'eau.
Sales le vit se faire toucher à la jambe et à l'épaule. Il cria: «Je suis
touché». Le Technical 5ème Grade Kenser, un infirmier, cria: «
Essayez de tenir ! » Zappacosta coula et ils ne le virent pas remonter à la
surface. Suite à cela, Kenser débarqua pour le rejoindre et fut tué. Le Lieutenant
Tom Dallas de la compagnie C qui était venu en reconnaissance, débarqua
également. Il progressa jusqu'à la plage et fut tué. Sales était en quatrième position
et se fut son tour. Il débarqua avec son SCR 300, trébucha au bout de la rampe
et tomba à l'eau. Ceci lui sauva probablement la vie. Chaque homme quittant la
barge derrière lui, fut tué ou blessé. Sales fut le seul à aller le plus loin,
sans être touché, cela lui prit presque deux heures. Il avait avancé de
seulement 20 mètres dans l'eau quand il trouva sur un rondin de bois qui flottait. Un obus de
mortier explosa près de lui et le mis KO. Il s'accrocha fermement au rondin. Un
homme de la compagnie A arriva et lui retira sa veste pour que le poids de
l'eau ne le fasse pas se noyer. Suivant la marée, il poussait le rondin. Il lui
restait assez de force pour le pousser et l'utiliser comme couverture. Le Private
Mack L. Smith, touché trois fois au visage, le rejoignit. Un médecin le soigna.
Un soldat nommé Kemper, touché trois fois à la jambe, les rejoignit et Sales
banda ces blessures. Ils restèrent couchés, prenant un sac comme oreiller,
pendant que les combats continuaient autour d'eux. La mort était tout autour
d'eux. Ils poussèrent les cadavres des hommes sur le sable.
Après la mort de Zappacosta, le
commandement revint au Lieutenant William B. Williams. L'équipe de sa péniche
débarqua au « sec », à la droite de la plage, et le feu ennemi
était si voyant, si prévisible, que les hommes débarquèrent avec de faibles
pertes. En 20 minutes, Williams eut dix d'entre eux avec lui au mur du front de
mer. Ils laissèrent la péniche brûlant derrière eux. Les tirs de mortier les
avait manqué durant l'approche mais un tir au but détruisit la péniche, juste
après que le dernier homme l’eut quitté. Plusieurs soldats furent touchés
pendant la traversée de la plage; les autres cherchèrent une couverture dans
les creux des vagues. D'autres tirs de mortiers tombèrent parmi eux pendant
qu'ils traversèrent la route et les hommes furent encore plus dispersés. Williams
vit des petits groupes des compagnies F et H devant lui quand il se déplaça
vers la gauche, le long d'une pente plus basse de la colline. Cela les mena près de Les Moulins et peu
après, ils franchirent la crête de la colline, ils continuèrent directement le
long d'une piste vers la gauche. L'équipe fut stoppée par le tir d’une
mitrailleuse située dans un emplacement bien dissimulé. Williams monta seul à
l'attaque et en essayant de grenader l'emplacement, fut blessé par trois balles
et huit fragments de grenade (dont trois de sa propre grenade). Il ordonna à
ses hommes de continuer dans l'autre direction, il resta dans un fossé,
attendant jusqu'à la nuit son évacuation. Williams donna sa carte et sa
boussole au Staff Sergent Frank M. Price qui a sont tour les donna au Technical
Sergent William Pearce quand le groupe repartit vers Vierville. Sur la crête de
la première colline, ils rencontrèrent un groupe d'ennemis et en tuèrent cinq
dans une brève altercation, à partir d'une haie. Ils passèrent une seconde
haie, puis suivirent la route jusqu'à Vierville où ils rencontrèrent un groupe
de la compagnie B sous le commandement du Lieutenant Walter Taylor. Cet
officier perdit quatre tués et quatre blessés de sa section, il avait
directement grimpé la colline jusqu'à Vierville où il fut chargé d'opérations
de nettoyage lorsqu'il rencontra le groupe de Williams. Les Lieutenants Harold
Donaldson et Emil Winkler furent tués sur la plage, et avec Williams hors de
combat, Taylor était maintenant le commandant de la compagnie.
A partir de Vierville, Taylor
avança son groupe jusqu'à la route du château, où il subit des tirs provenant
d'un champ sur la gauche. Les hommes attaquèrent avec leurs fusils et des
grenades après avoir longé une haie, à une vingtaine de mètres des positions
ennemies. Une grenade explosa dans un trou où il y avait un allemand. Ses cris
eurent pour effet la reddition des quatorze autres allemands. Au château,
Taylor fit deux prisonniers, un docteur allemand et un infirmier. Taylor leur
confia les trois blessés, puis avança jusqu’au carrefour, après le château. Ils
furent stoppés par l'arrivée de trois camions chargés de troupes allemandes qui
se déployèrent dans le champ et commencèrent à encercler le groupe de Taylor.
Il y eut un combat où Taylor perdit un homme et eut trois blessés, réduisant
son groupe à 25 hommes. Sans armes automatiques, il décida de se replier au château.
Les allemands arrivèrent et les attaquèrent, mais les murs étaient solides et
l'ennemi fut repoussé par des tirs bien ajustés. Un groupe de 15 hommes de 2ème
Bataillon de Rangers arriva ensuite de la gauche et rejoignit le groupe de
Taylor.
Pendant ce temps, Taylor et son
groupe n'eurent aucun contact avec les forces d'invasion... Taylor mena ses
hommes vers une meilleure protection qu'offrait le château et commença par se
déplacer vers son objectif. « Il eut l'âme d'un meneur pendant toute la journée
» déclara Price. « Il semblait n'avoir aucune peur ou qu'il soit et quoi qu'il
arrive, il était devant lors de la progression ou des combats. Nous l'avons
suivi parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire ». Ayant mené son groupe le plus
loin par rapport aux autres éléments du bataillon, Taylor les mena ensuite vers
l'ouest, marchant environ 550
mètres après le lieu où le bataillon bivouaqua cette
nuit. Il perdit un homme durant ce mouvement à partir du château de Vaumicel.
Plus tard dans la nuit, on lui communiqua le lieu de rendez-vous du bataillon,
et y amena ses hommes.
D'autres groupes avancèrent sur
une courte distance à l'intérieur des terres, ou rejoignirent d'autres
compagnies et firent ce qu'ils avaient à faire tant que les circonstances le
permettaient. D'autres combattaient toujours ou étaient encore neutralisés sur
la plage. Certains moururent car ils n'avaient plus la force ou la volonté d'échapper
aux tirs, ou survécurent pour relater leur propre sentiment de frustration et
raconter le courage et les sacrifices d'autres hommes.
Le Staff Sergent Robert M.
Campbell fut le premier homme à sortir de la péniche de sa section. Il sauta
dans l'eau en transportant deux bangalores: l'eau lui arrivait au dessus de la
tête et les bangalores pesaient comme le poids d'une ancre. Il les jeta à l'eau
et se débarrassa de la majorité de son équipement. Les balles frappaient l'eau
tout autour de lui. N'ayant jamais été un bon nageur, il se dirigea vers la
plage et cela lui prit une heure et demie. Il ne pouvait pas voir la bataille
qui se déroulait et ne pouvait dire si ses hommes avaient atteint le sable.
Quand il arriva finalement sur la plage, ayant perdu son casque, il en récupéra
un sur la tête d'un soldat mort, puis progressa jusqu'à le mur de front de mer.
Le Private First Class Jan J. Budziszewsli transportait aussi des bangalores et
fut également entrainé vers le fond à cause de leur poids, il réalisa alors qu’il
allait se noyer s’il ne les abandonnait pas. Il nagea une centaine de mètres
avant d'être conscient qu'il était en train de dériver dans la mauvaise
direction. Il perdit son casque et son fusil. Il continua jusqu'à la plage et
se trouva sous un tir nourri quand il toucha la plage. Il prit le casque et le
fusil d'un Ranger mort et arriva au mur du front de mer en rampant lentement et
prudemment. Il chercha les hommes de sa péniche toute la journée mais n'en
trouva aucun. Les seuls survivants avaient été dispersés sur la plage.
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